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Le Phare des Mamelles | Que Faire au Sénégal

Le plus beau coucher de soleil de Dakar se mérite — mais à peine. Il vous faudra grimper une petite colline volcanique à Ouakam, le point le plus haut de la presqu’île, et vous serez récompensé par un panorama à 360° que rien d’autre en ville n’offre : l’Atlantique d’un côté, les Almadies et la pointe la plus à l’ouest de tout le continent africain de l’autre, la mosquée de la Divinité en contrebas et, quand le soleil plonge, toute la ville qui rougeoie. Le tout couronné par un phare de 1864, l’un des plus anciens d’Afrique de l’Ouest — et, détail qui change tout, toujours en service. Que vous viviez à Dakar ou que vous soyez de passage, la question n’est pas « faut-il monter au Phare des Mamelles ? » (oui), mais « à quelle heure y être pour ne pas rater la lumière ? ». Cette page est là pour ça.

En bref

Région (QFS) Dakar (arbo V2)
Commune / accès Ouakam — colline des Mamelles, quartier des Almadies
Type Phare historique en activité + point de vue panoramique
Distance depuis le centre ~10-12 km du Plateau · 15 à 25 min en voiture selon le trafic
Durée conseillée 1 h à 1 h 30 (montée, panorama, expo) ; plus si vous restez pour le coucher de soleil
Accès / entrée Gratuit — navette (bus) gratuite pour monter au sommet ; restaurant sur place
Meilleur moment Fin d’après-midi, pour le coucher de soleil ; saison sèche (nov. à mai) pour le ciel dégagé

Résident ou touriste : deux façons d’y monter

Si vous vivez à Dakar, le Phare des Mamelles est le spot sunset le plus efficace de la ville : à dix minutes des Almadies, une petite montée, et vous avez sous les yeux ce que la plupart des gens vont chercher bien plus loin. C’est aussi un terrain de sport à ciel ouvert — les Dakarois montent les Mamelles en running ou en marche rapide en fin d’après-midi, la pente sèche fait travailler les jambes et la vue tient lieu de récompense. Le réflexe malin : y venir en semaine, une heure avant le coucher du soleil, quand les groupes du week-end ne sont pas là, souffler en haut, et redescendre à la nuit tombée pendant que le faisceau commence son tour d’horizon.

Si vous êtes de passage, voyez le phare comme votre repère panoramique pour comprendre Dakar d’un seul coup d’œil : c’est d’ici que la géographie de la presqu’île du Cap-Vert devient lisible. Ne le faites pas isolément — il se combine idéalement avec les Almadies, la pointe la plus à l’ouest de l’Afrique et la plage de Ngor, toutes à quelques minutes. Côté budget temps, la visite du phare elle-même est courte (une petite heure) : le vrai investissement, c’est de caler votre venue en fin de journée pour enchaîner panorama et coucher de soleil, plutôt que de monter à midi sous un soleil de plomb, sans ombre et avec une lumière écrasée.

Un phare de 1864, toujours de garde

On l’oublie en le photographiant : le Phare des Mamelles n’est pas un monument à la retraite, c’est un outil de navigation en activité. Sa construction est achevée en 1864, à l’époque coloniale — ce qui en fait l’un des plus anciens phares de Dakar et de la sous-région. Depuis, il n’a jamais vraiment cessé de tourner. Perché sur la plus haute des deux collines des Mamelles, sa tour de 16 mètres porte son foyer à environ 120 mètres au-dessus de la mer, et son éclat blanc — un tour complet toutes les cinq secondes — reste visible à quelque 53 kilomètres au large (). Autant dire qu’un navire au large de Dakar le voit bien avant de distinguer la côte.

Ce qui rend le lieu attachant, c’est cette double vie. Le jour, c’est un belvédère et un petit musée ; la nuit, c’est un poste de travail. Le phare est géré par la Subdivision des Phares et Balises du Port Autonome de Dakar, et il est encore gardienné — non automatisé — ce qui est devenu rare. Au fil des décennies, son optique et sa source lumineuse ont évolué (montée en puissance dans les années 1950, lentille de Fresnel tournante), mais la fonction n’a pas bougé d’un pouce : signaler l’entrée de la baie de Dakar aux marins. Monter ici, c’est donc autant profiter de la vue que saluer une mécanique qui rend le même service depuis plus de 160 ans.

Repères & chiffres

Donnée Valeur Remarque
Année d’achèvement 1864 (époque coloniale) l’un des plus anciens phares de Dakar
Hauteur de la tour 16 m tour cylindrique
Altitude de la colline ~105 m les deux Mamelles culminent à 99 m et 105 m ; certaines sources citent 126 m
Hauteur focale (foyer/mer) ~120 m cohérent avec 105 m de colline + 16 m de tour
Portée du faisceau ~53 km 4 sources concordent ; une source donne 57 km / 31 milles nautiques
Éclat 1 éclat blanc toutes les 5 s lentille de Fresnel tournante
Statut En service, gardienné Subdivision des Phares et Balises, Port Autonome de Dakar
Origine du relief Collines volcaniques vestiges d’un plateau du début du Quaternaire

Y aller & horaires

Le phare se rejoint en voiture ou en taxi : une route goudronnée monte jusqu’au sommet de la colline, avec un parking sur place. Comptez 15 à 25 minutes depuis le Plateau selon le trafic, moins depuis les Almadies ou Ngor qui sont à deux pas. À pied ou en running depuis le bas des Mamelles, la montée est courte mais franche — parfait pour l’exercice, moins pour arriver frais en tongs.

Le site (musée + terrasse) est ouvert au public ; d’après le gestionnaire, les horaires affichés sont du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h — mais ils varient selon les saisons (certaines mentionnent une amplitude différente ou une fermeture hebdomadaire). Vérifiez le jour même, d’autant que des concerts et événements se tiennent parfois en soirée. Pour le coucher de soleil, sachez que l’accès reste possible en fin de journée grâce à ces activités ; confirmez l’heure de fermeture avant de compter dessus.

Accès (gratuit)

Bonne nouvelle : l’accès au phare est gratuit. On rejoint le sommet de la colline par une navette (bus) gratuite, et un restaurant est installé là-haut, à côté de la terrasse panoramique. Aucun droit d’entrée à régler pour profiter de la vue : on ne paie que ce qu’on consomme au restaurant, si on le souhaite. La terrasse et le panorama restent, de toute façon, l’attrait principal.

À voir sur place

  • La terrasse panoramique — la vraie raison de monter. Vue à 360° : l’Atlantique, les Almadies, la pointe des Almadies, la mosquée de la Divinité en contrebas, et la silhouette de Dakar qui s’étire vers l’est.
  • La tour et son optique — l’escalier mène à la lanterne et à la lentille de Fresnel ; le gardien commente volontiers le fonctionnement du phare.
  • Le petit musée / l’exposition — au rez-de-chaussée et dans la tour : histoire du phare, archives, matériel de balisage maritime. Court mais bien fait pour comprendre le lieu.
  • La restauration — un restaurant et une terrasse se sont installés au sommet ; l’endroit est devenu un lieu de sortie en soirée (musique, événements), en plus de sa fonction de belvédère.

Aux alentours

Le phare est au cœur de la pointe ouest de Dakar : tout est proche.

  • Les Almadies — le quartier voisin, ses restaurants de poisson, ses paillotes et son ambiance balnéaire. Point de chute naturel avant ou après le phare.
  • La pointe des Almadies — la pointe la plus occidentale du continent africain. Un enchaînement classique : phare pour le panorama, pointe des Almadies pour dire qu’on a touché l’extrême ouest de l’Afrique.
  • La mosquée de la Divinité — nichée au pied des falaises des Mamelles, face à l’océan, à Ouakam. On la voit d’en haut ; elle vaut le détour en bas pour son cadre spectaculaire entre roche et Atlantique.
  • La plage de Ngor et le village de Ngor — plage abritée, pirogues pour l’île de Ngor, spots de surf. À quelques minutes au nord.
  • Le Monument de la Renaissance africaine — perché sur l’autre des deux Mamelles, tout proche : l’autre grand point de vue de Dakar, à combiner pour une soirée « collines + coucher de soleil ».

Le bon moment & le coucher de soleil

C’est ici que se joue toute la réussite de la visite. Le Phare des Mamelles regarde plein ouest, vers l’Atlantique : c’est un spot de coucher de soleil taillé sur mesure. Visez une arrivée 45 minutes à 1 heure avant l’heure du coucher (variable selon la saison — renseignez-vous le jour même), le temps de monter, de vous poser et de laisser la lumière tourner à l’orange. À la belle saison sèche (novembre à mai), le ciel est plus dégagé et la vue plus nette ; en saison des pluies ou par harmattan, la brume de poussière peut voiler l’horizon.

Le meilleur tempo : monter en fin d’après-midi, faire le tour de la terrasse pendant que le soleil descend, rester pour l’instant où la ville s’allume en contrebas et où le faisceau du phare démarre sa ronde. Côté affluence, le week-end et les soirées d’événements sont les plus courus ; pour la tranquillité, préférez un jour de semaine. Et pour les résidents en quête de sport : la montée en fin de journée, suivie du coucher de soleil, reste l’un des meilleurs plans « gratuit, à côté de chez soi » de Dakar.

Conseils pratiques

  • Espèces, petites coupures : pour la consommation au restaurant, si vous vous y arrêtez.
  • Chaussures correctes : la montée est courte mais raide ; agréable à pied, pénible en tongs.
  • Protection solaire et eau : peu d’ombre sur la colline, surtout en milieu de journée.
  • Timing coucher de soleil : vérifiez l’heure exacte du couchant et l’heure de fermeture du site le jour même.
  • Vent et poussière : il peut y avoir du vent au sommet ; par harmattan, l’horizon est parfois voilé.
  • Respect du lieu : c’est un site de travail (phare en activité) et un lieu habité de gardiens — on suit les consignes d’accès à la tour.

Questions fréquentes

Peut-on monter dans le phare ?
Oui. Le site est ouvert au public : on accède à la terrasse panoramique, à l’exposition et, en principe, à la tour et à sa lanterne, souvent avec un commentaire du gardien. La montée sur la colline se fait par une route goudronnée (voiture, taxi) ou à pied.
Quels sont les horaires d’ouverture ?
D’après l’exploitant, du mardi au dimanche de 10 h à 18 h — mais les horaires varient selon les saisons, et des événements ont lieu en soirée. Renseignez-vous le jour même.
L’entrée est-elle payante ?
Non, l’accès au phare est gratuit. On monte au sommet par une navette (bus) gratuite, et un restaurant est installé en haut : vous ne payez que ce que vous y consommez, si vous le souhaitez. Le panorama, lui, ne coûte rien.
Quel est le meilleur moment pour le coucher de soleil ?
Arrivez 45 min à 1 h avant l’heure du couchant (elle change selon la saison — vérifiez-la le jour même), de préférence en saison sèche (novembre à mai) pour un ciel dégagé, et plutôt en semaine pour éviter l’affluence.
Comment y aller depuis le centre de Dakar ?
En voiture ou en taxi, comptez 15 à 25 minutes depuis le Plateau selon le trafic. Le phare est à quelques minutes des Almadies et de Ngor. Un parking est disponible au sommet.
Le phare fonctionne-t-il encore ?
Oui. Construit en 1864, il est toujours en service, gardienné (non automatisé), et géré par la Subdivision des Phares et Balises du Port Autonome de Dakar. Son faisceau reste visible à une cinquantaine de kilomètres au large.