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Ateliers percussion
Un atelier percussion au Sénégal, c’est d’abord une leçon d’humilité : vous pensiez savoir taper en rythme, et le percussionniste en face de vous joue d’une main et d’une baguette deux choses différentes, sans regarder ses mains. Ici, le tambour n’accompagne pas la fête, il la conduit.
OÙ EN FAIRE
Lieu
Durée
Où ça se passe
Pour qui
Langue du guide
5 activités
- Ateliers percussion
Cours de percussion et de balafon à Thiès
Thiès · 1 h
À partir de22 000 CFAPrix résident11 000 CFA−50 % - Ateliers percussion
Cours de chant traditionnel à Dakar
Dakar · 1h
À partir de5 500 CFAPrix résident5 225 CFA−5 % - Cours & ateliers locaux
Cours de percussions (djembé sabar) à Saly
Saly · 1 h à 2 h
À partir de11 000 CFAPrix résident10 450 CFA−5 % VOUS VIVEZ AU SÉNÉGAL ?
AU MINIMUM
−5 %
ET JUSQU’À
−30 %
de moins sur chaque activité du catalogue.
Le prix résident est affiché avant l’inscription. Il s’active après un simple appel, une seule fois.
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Le Sénégal & la percussion : le pays du sabar
Le tambour emblématique du Sénégal n’est pas le djembé, c’est le sabar. Ce tambour wolof, que jouent aussi les Sérères, est taillé dans un bois plein et coiffé d’une peau de chèvre tendue par des chevilles et des cordes. Sa signature s’entend de loin : on le frappe d’une main nue et d’une fine baguette, le galan. La main fait sonner la peau, la baguette claque. Un sabar ne joue jamais seul. L’ensemble compte plusieurs fûts, du nder qui mène et lance les solos au petit tungune, en passant par le mbëng-mbëng qui tient la partie d’accompagnement. Et le mot dépasse l’instrument : on dit « un sabar » pour la danse, et pour la fête de quartier où les tambours s’installent en demi-cercle et où les danseuses entrent une à une dans le cercle.
Ce savoir a ses gardiens. Ce sont les familles de griots, les géwël, qui tendent les peaux, jouent et transmettent, le plus souvent de parent à enfant. La page cours de chant & musique raconte le griot conteur et chanteur ; ici, c’est le griot percussionniste qui nous intéresse, celui qui a souvent commencé enfant sur un tambour bricolé avant de toucher un vrai fût.
Sa figure tutélaire s’appelle Doudou Ndiaye Rose. Né Mamadou Ndiaye à Dakar en 1930, dans une famille de griots, il a fait jouer des tambours lors des célébrations de l’indépendance en 1960, puis passé sa vie à diriger des orchestres de sabar de plus d’une centaine de musiciens, d’un geste ou d’un regard. On l’a surnommé le « mathématicien des rythmes ». Il a joué avec Miles Davis, Dizzy Gillespie, Peter Gabriel ou les Rolling Stones. En 2006, l’UNESCO l’a proclamé Trésor humain vivant. Il est mort à Dakar en 2015 ; sa famille perpétue son art, et le Grand Théâtre national porte son nom depuis 2020.
Le sabar a aussi donné son moteur à la musique que tout le pays écoute. Dans le vocabulaire des percussionnistes, mbalax désigne la partie d’accompagnement jouée par le mbëng-mbëng. Le mot est devenu le nom du genre populaire né dans les années 1970, où l’on entend, sous les guitares et les claviers, le sabar et le tama. Ce petit tambour en sablier se tient sous le bras ; en serrant les cordes contre le corps, le joueur fait monter ou descendre la note et imite les inflexions de la parole. D’où son surnom de tambour parlant.
Deux tambours viennent compléter le tableau. Le djembé, en forme de calice et joué à mains nues, n’est pas sénégalais d’origine : il vient du monde mandingue, dans l’aire de l’ancien empire du Mali. Mais il est si présent au Sénégal qu’on l’apprend souvent en premier, parce qu’il se prend vite en main. Au sud, la Casamance a son propre son : le bougarabou des Diola, un jeu de trois ou quatre tambours qu’un seul percussionniste joue debout, à mains nues, des bracelets de métal aux poignets.
Formules : ce que l’on apprend en atelier
Les cours de la catégorie suivent la même logique : une séance encadrée, en petit groupe, sans aucun niveau requis, instrument fourni. La fiche de chaque activité dit exactement quelles formules elle propose.
- L’initiation au djembé (1 h) : trouver la posture, apprendre les frappes de base (grave, ouverte, claquée) et jouer un premier rythme avec le groupe. L’entrée la plus accessible, à mains nues.
- Le cours djembé et sabar (2 h) : on ajoute au djembé la coordination main-baguette du sabar, la plus déroutante et la plus gratifiante. Comptez plusieurs séances pour qu’elle devienne naturelle.
- Le cours enfants (2 h) : une formule pensée pour les 10-14 ans, pour taper fort et apprendre à jouer ensemble.
Le prix s’entend par personne ; à plusieurs, chacun joue sur son tambour, et un rythme à plusieurs voix devient un vrai exercice d’écoute.
Où faire de la percussion au Sénégal
- Dakar : la capitale du sabar, où vivent les grandes familles de griots percussionnistes. Un cours s’y glisse en semaine comme le week-end, avant d’aller écouter les tambours d’un sabar de quartier.
- La Petite Côte : l’essentiel des cours du catalogue, à Saly, à Ngaparou et à Guéréo, parfois près de la plage. Une séance occupe joyeusement une fin d’après-midi entre deux journées de mer.
- Toubab Dialaw : le village d’artistes au pied de la falaise, référence de la danse africaine, où tambour et danse vivent côte à côte. Le catalogue n’y a pas encore de cours de percussion, mais l’escale vaut le détour pour l’ambiance.
- La Casamance : le territoire du djembé et du bougarabou, sans cours au catalogue pour l’instant. Abéné vit au rythme du tambour et accueille chaque année, entre Noël et le Nouvel An, son festival de percussions et de danses ; Kafountine, sa voisine, en est la base la plus pratique. Ziguinchor sert de porte d’entrée par la route ou par avion.
Quand prendre un atelier
Le tambour se joue toute l’année, souvent à l’ombre ou en fin de journée. La saison sèche, de novembre à mai, reste la plus confortable : l’air est moins lourd et les paumes chauffent moins. L’hivernage, de juillet à octobre, est plus chaud et plus humide, mais une séance en fin d’après-midi reste agréable. Pour la Casamance, visez la saison sèche, et la dernière semaine de décembre si vous voulez vivre le festival d’Abéné : c’est la seule période où le village se remplit, réservez votre hébergement longtemps à l’avance. Le reste de l’année, gardez l’oreille ouverte le week-end : c’est là que les tambours sortent dans les quartiers.
Bon à savoir & budget
Rien à apporter : l’instrument est fourni. Portez une tenue légère, retirez bagues et bracelets, et prévoyez de l’eau. Les premières séances échauffent les mains, surtout au sabar : ne cherchez pas la force, cherchez le bon endroit de la peau, le son vient de là. Aucune connaissance musicale n’est demandée, tout s’apprend d’oreille et par imitation, comme les enfants de griots l’apprennent. Si l’enseignant est d’accord, enregistrez le rythme travaillé sur votre téléphone pour le retrouver chez vous.
Sur Que Faire Sénégal, le prix affiché sur l’activité est le prix de la prestation. Il varie selon la formule et la durée, et s’entend par personne. Vous réglez 20 % pour votre réservation : ce sont les frais de mise en relation. Le solde se règle sur place, le jour de l’atelier. Si vous résidez au Sénégal, le tarif résident va jusqu’à −30 % ; le taux exact figure sur chaque fiche. Pour un atelier de percussion, il n’y a aucun coût officiel en plus.
Pour qui ?
Le touriste y trouvera la meilleure façon de ne pas rester spectateur : une heure suffit pour repartir avec un rythme dans les mains et une oreille neuve pour tout le reste du voyage. Faites-le au début du séjour plutôt qu’à la fin, vous entendrez ensuite le mbalax autrement. Le résident, lui, a intérêt à viser la régularité : une séance par semaine, quelques mois, et le jour où un sabar s’installe dans votre rue, vous comprenez qui mène, qui répond, et quand le rythme va casser. Le tarif résident rend cette habitude abordable. Les familles s’y retrouvent aussi : les enfants adorent taper, le djembé est à leur portée, et une formule est pensée pour les 10-14 ans. Pour un groupe d’amis ou de collègues, jouer ensemble un rythme à plusieurs voix vaut toutes les animations : chacun doit tenir sa partie sans écouter que la sienne.
Pendant longtemps, le sabar a été une affaire d’hommes : les femmes dansaient, elles ne jouaient pas. Doudou Ndiaye Rose a pris le contre-pied de cette règle en formant les Rosettes, un orchestre de percussion entièrement féminin composé de ses filles et petites-filles. Le pari était audacieux ; les Rosettes ont ensuite porté le sabar sur les scènes du monde. Si une enseignante vous accueille derrière les tambours, vous saurez d’où vient ce geste.
Questions fréquentes
Faut-il savoir jouer de la musique pour s’inscrire ?
Non. La percussion sénégalaise s’apprend d’oreille, par imitation. Dès la première séance, vous jouez un rythme simple avec le groupe, et l’instrument est fourni.
Sabar ou djembé : par lequel commencer ?
Le djembé, joué à mains nues, se prend en main plus vite : c’est l’objet de l’initiation d’une heure, et il convient bien aux enfants. Le sabar, joué d’une main et d’une baguette, demande plus de coordination, mais c’est le vrai tambour du Sénégal, celui des fêtes de quartier et du mbalax.
Qu’est-ce que le bougarabou ?
C’est le tambour des Diola de Casamance : un jeu de trois ou quatre fûts qu’un seul percussionniste joue debout, à mains nues. On l’entend surtout en Basse-Casamance, notamment autour d’Abéné et de Kafountine ; le catalogue n’a pas encore de cours de bougarabou.
Quand a lieu le festival d’Abéné ?
Chaque année entre Noël et le Nouvel An, en Basse-Casamance. Percussions, ballets et danses s’y succèdent pendant une semaine ; c’est la période où il faut réserver son hébergement le plus tôt.
Comment réserver et combien prévoir ?
Le prix figure sur chaque activité, par personne, et dépend de la formule et de la durée. Vous réglez 20 % pour votre réservation, ce sont les frais de mise en relation, puis le solde sur place le jour de l’atelier. Les résidents bénéficient d’un tarif résident pouvant aller jusqu’à −30 %, et il n’y a aucun coût officiel en plus.
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